Galapagos
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In 2006 I (Alexis) was afforded a unique opportunity to get an insider’s tour of the Galapagos island by accompanying my friend Ira Nowinski. An important photographer whose work is collected by major museums, Ira in a previous life was a herpetologist and that combination of experiences gave him unique access and contacts in the Galapagos. We traveled to and photographed five islands: Baltra, Bartolome, Isabela, Santa Cruz and Santa Fe. Overall I found the archipelago to be a visually spectacular but harsh environment where nature, albeit majestic, has a hard and joyless edge that also extends to most artifacts of human presence. As I revisit my images 20 years later I’m surprised by the extent to which they reveal my inner experience.
“A terrifying and fascinating vision. Desolation and violence in the elements of nature where life survives as best it can. The remains of animals are still perceptible: carcasses, feathers, fish bones on the ground, a skull and entrails of a skinned animal... nothing is truly digested, rather left to decay. Death recedes from those who seem to have hidden away, those whose discreet presence fades into the very fabric of the landscape. Dwellings are hollowed like the shells of giant tortoises. The sun shines on the spines of a lone cactus, like a chasm in the midst of the vegetation. Large black birds fly over the dark and inhospitable lands, as black as light and the fate of things.” Fabienne Grévy - Art historian, documentalist and iconographer, AKG Images.
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En 2006, j'ai (Alexis) eu la chance unique de découvrir les îles Galápagos de l'intérieur en accompagnant mon ami Ira Nowinski. Photographe de renom dont les œuvres figurent dans les collections de grands musées, Ira était herpétologue auparavant ; cette double expérience lui offrait des contacts et un accès privilégié aux Galápagos. Nous avons visité et photographié cinq îles : Baltra, Bartolomé, Isabela, Santa Cruz et Santa Fe. J'ai trouvé l'archipel visuellement spectaculaire, mais aussi rude. La nature y est majestueuse, mais manifeste une dureté et une austérité qui se retrouvent également dans la plupart des traces de la présence humaine. Vingt ans plus tard, en revoyant mes photos, je suis surpris de constater à quel point elles reflètent mon ressenti.
“Une vision effrayante et fascinante. De la désolation et de la violence dans les éléments de la nature où le vivant survit tant bien que mal. Les résidus des animaux demeurent perceptibles : des carcasses, des plumes, des arrêtes sur le sol, un crane et des boyaux d'un animal écorché... rien n'est vraiment digéré, plutôt laissé à l'abandon. La mort s'éloigne de ceux qui semblent s'être cachés, ceux dont la présence discrète s'efface dans les matières du paysage. Les habitations sont vidées comme les carapaces géantes des tortues. Le soleil brille sur les aiguilles du cactus unique, tel une faille dans le végétal. De grands oiseaux noirs survolent les terres sombres et inhospitalières aussi noire que la lumière et le destin des choses.” Fabienne Grévy - Historienne de l'art, documentaliste et iconographe, AKG Images.